Kenshi franchit les 3 millions de ventes : quand l'indé hardcore donne une leçon à l'industrie AAA
Kenshi fête 3 millions de ventes : un RPG sandbox brutal, libre et toujours vivant, avec une suite qui commence déjà à intriguer les joueurs.

L'essence même de Kenshi se résume parfaitement à l'un de ses scénarios de départ. Vous commencez en plein désert, encerclé d'ennemis, avec un niveau de 1 dans toutes vos stats. Ah, et vous venez aussi de perdre votre bras gauche, tout en mourant de faim dans une région où c'est littéralement illégal. Et devinez quoi ? Ce jeu d'une brutalité absolue vient de s'écouler à 3 millions d'exemplaires.
Ce chiffre colossal a été dévoilé aujourd'hui dans un post de blog du développeur Lo-Fi Games : « À tous ceux qui ont un jour recommandé Kenshi à un ami, posté une capture d'écran, ou accumulé plus d'heures qu'ils ne voudraient l'admettre : merci. »

Sorti d'accès anticipé en 2018, le jeu approche doucement de sa première décennie, mais il reste incroyablement en forme pour son âge. Ce qui rend Kenshi aussi durable, c’est surtout sa liberté totale. Le jeu ne vous pousse presque jamais dans une direction précise : il vous lâche dans un monde hostile, puis vous laisse créer votre propre histoire, souvent dans la douleur. C’est exactement cette brutalité systémique qui continue de nourrir les anecdotes, les mods et les retours de joueurs des années plus tard.
Au moment où j'écris ces lignes, SteamDB affiche plus de 5 000 joueurs connectés simultanément, soit environ la moitié de son record absolu sur la plateforme, qui n'a été atteint que l'année dernière ! Faut croire que les gens ont simplement soif de GORE (pour info, un mod permettant de crucifier ses ennemis affiche tranquillement 5 étoiles sur le Workshop).
Et pour la suite ? Lo-Fi Games ne s'est pas contenté de sabrer le champagne. Le studio en a profité pour titiller sa communauté avec un site web énigmatique sobrement baptisé "Kenshi 2 When?". On sait que le développement avance sous l'Unreal Engine, promettant une suite techniquement plus aboutie mais toujours aussi crasseuse. Bref, on est tous prêts à se faire broyer les os à nouveau. On attend juste de savoir quand.
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