Diplomacy is Not an Option Quand la défense de château prend des proportions démesurées
Vous avez déjà rêvé de régner paisiblement sur un petit fief médiéval ? Diplomacy is Not an Option n'est clairement pas le lieu de villégiature idéal.

Note globale
15.3/ 20
Les négociations ? Très peu pour nous.
Si vous avez déjà rêvé de régner paisiblement sur un petit fief médiéval, de récolter des baies en écoutant le chant des oiseaux et de payer vos impôts sans histoires, Diplomacy is Not an Option n'est clairement pas le lieu de villégiature idéal. Développé et édité par le studio indépendant Door 407, ce titre sorti de sa phase d'Early Access s'impose comme une valeur sûre du RTS de survie et du Colony Sim militaire.
Comme l'illustre la vidéo que j’ai faite dans le cadre de ma série 1 jeu = 1 heure, le jeu pose d'emblée ses bases : ici, les différends ne se règlent pas autour d'une table avec une tasse de thé. La seule diplomatie qui vaille passe par le tranchant de l'acier, le jet de catapulte et les éclairs divins.

Un savant mélange de RTS, City-Builder et Tower Défense
À mi-chemin entre un Age of Empires pour la récolte de ressources et un They Are Billions pour les vagues déferlantes d'ennemis, Diplomacy is Not an Option vous place dans la peau d'un seigneur féodal dépassé par les événements.
1. La gestion de colonie et de l'économie
Avant de lever une armée capable d'arrêter des hordes de paysans en colère ou de créatures cauchemardesques, il faut bâtir une véritable économie :
Ressources de base : Bois, pierre, fer et nourriture (via la pêche, la cueillette ou l'agriculture).
Gestion de la population : Chaque soldat ou ouvrier nécessite un logement. Plus vous construisez de maisons, plus vous obtenez de bras pour travailler ou vous défendre.
Micro gestion sanitaire : L'une des mécaniques les plus originales (et mortelles) réside dans la gestion des cadavres. Si vos soldats tombent au combat près du château, leurs corps finissent par se décomposer, provoquant des épidémies dévastatrices. Il est indispensable de bâtir rapidement des maisons de fossoyeurs, des cimetières et des hôpitaux sous peine de voir votre population décimée de l'intérieur.

2. Des batailles gargantuesques et une physique poussée
Le moteur du jeu impressionne par sa capacité à afficher des dizaines de milliers d'unités à l'écran sans le moindre ralentissement. Mais au-delà du nombre, c'est la physique des projectiles qui retient l'attention :
Balistique réelle : Les archers et les catapultes prennent en compte le relief, la hauteur des tours de défense et la portée réelle.
Tirs alliés & ricochets : Un rocher lancé par une catapulte mal ajustée peut ricocher et faucher vos propres rangs ! La ligne de vue et la portée d'attaque sont primordiales pour organiser ses défenses.

3. La magie et la puissance des cristaux d'âme
Lorsque vos murailles cèdent face à des marées d'ennemis, la technologie médiévale ne suffit plus. En explorant la carte et en nettoyant des camps rebelles, vous ramassez des cristaux d'âme (Soul Crystals). Ces gemmes magiques permettent de déclencher des sorts dévastateurs : météores, rayons de lumière purificateurs ou invocation d'unités de renfort.

Le verdict après 1 heure de jeu
Dans l’ensemble, c’est un très bon titre pour les fans du genre, bourré de micro gestion et de défis face à des hordes d’ennemis qui déferlent sur notre base.
Ce que j’ai aimé :
La direction artistique et l'ambiance : Le style Low Poly est propre, lisible et particulièrement charmant. L'ambiance sonore, qui rappelle les grands classiques du RTS des années 2000, accompagne parfaitement les phases de tension.
L'optimisation globale : Même lorsque des centaines d'unités assiègent le château, le jeu reste fluide et réactif.
Le ton et l'humour noir : Entre un roi absurde obsédé par son repas et des récits d'écuyers morts étouffés par un noyau de prune, l'univers ne se prend pas au sérieux.
La re jouabilité : En plus de la campagne scénarisée (proposant plusieurs factions et choix moraux), le jeu offre un Mode Sans Fin (Endless), un éditeur de cartes, un mode défi et divers scénarios personnalisés.
L'intégration Twitch : La possibilité de lier son jeu à Twitch et de donner la possibilité à vos viewers d’influencer la partie en bien ou en mal !
Ce qui pourrait être amélioré :
Une assise logique sur les cadavres : Si les cadavres de vos propres troupes finissent par pourrir et nécessitent l'intervention du fossoyeur, ceux des milliers d'ennemis abattus devant les portes s'évaporent gentiment dans le sol. Étendre la mécanique de ramassage aux cadavres ennemis aurait pu ajouter un défi de micro gestion encore plus corsé !

Mon avis
Diplomacy is Not an Option est une excellente surprise pour tous les amoureux de stratégie et de défense de base. Accession simple aux mécaniques, courbe de progression exigeante et affrontements épiques font de ce titre une réussite de la scène indépendante.
Si vous aimez construire des forteresses imprenables, optimiser vos chaînes de production et regarder des milliers d'ennemis s'écraser sur vos murailles, n'hésitez pas une seconde !
Test vidéo (1 Jeu = 1 Heure)
Sur ces mots, je vous laisse profiter de la vidéo du test qui est plus parlante :
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